Casse-croûte ciné : Apprenti Gigolo

« Toute vraie passion ne songe qu’à elle. »
– Stendhal, in Le rouge et le noir.

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Synopsis :

À New York, de nos jours, deux vieux amis, juifs hassidiques, l’un libraire, l’autre fleuriste, ont des problèmes d’argent. Le premier devient le mac du second pour faire le bonheur de leurs clientes.

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Apprenti gigolo (Fading gigolo de son titre original) n’est pas la sortie ciné de l’année, ce n’est pas non plus la romance inattendue de 2014, ou encore un film révolutionnaire aux idées modernes questionnant nos propres rapports à la société. Non, non Apprenti gigolo n’a en rien la prétention d’un chamboulement cinématographique, bien au contraire, ce film s’inscrit dans la lignée de ces comédies douces-amères qui rappellent simplement l’Homme à ses contradictions grâce à la légereté.

John Turturo ami et admirateur de Woody Allen se retrouve ici dans un genre ainsi que dans un style qui ne manquera pas de nous rappeler les plus beaux petits chefs d’œuvres du maître (Manhattan, Mélinda&Mélinda, Anything Else, etc.) Une douce musique jazzy ouvre le bal et nous immerge dans les quartiers de la ville qui ne dort jamais afin de nous conter un histoire banale qui prend son point de départ au cœur d’une idée saugrenue : devenir gigolo.

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Je vous avouerai que la simple idée de voir Woody Allen et son oripilant jeu d’acteur-homme dézingué m’a donné envie de faire la démarche d’aller dans la grande salle noire. Ainsi comme on peut y compter ce film nous apporte des scènes loufoques et drôles, d’un simplicité parfaite, où la complicité et l’entente des différentes figures du casting ne fait pas illusion : Sharon Stone, John Turturo, Sofia Vergara, Liev Shrieber …
Côté veuve juive esseulée pour Vanessa Paradis, la fadeur de son interprétation fait, selon moi perdre l’attention du spectateur dans un film au rythme doux, presque lent.

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Au final, on passe un agréable moment, on sourit, parfois on rit, et on ressort du ciné avec les coins des lèvres recourbées vers le haut car malgré un film qui n’est pas renversant nous n’avons pas perdu notre après-midi ensoleillée. Je serai même prête à dire qu’il est à voir, bien sûr pour tous les amoureux de Woody Allen (comme moi), ne serait-ce que pour la scène du « rapt-juif » de Murray (Woody Allen) pour être allé à l’encontre des règles de la communauté juive.

Note : 6/10.

Je vous laisse avec la mise en bouche de la bande-annonce :

 

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